La tension géopolitique persistante au Moyen-Orient commence à se répercuter sur le portefeuille des consommateurs. Selon les estimations de l’UFC-Que Choisir, une augmentation des prix de l’ordre de 4% à 5% est à prévoir dans les rayons des supermarchés dans les mois à venir. Cette projection, bien que significative, s’annonce moins drastique que la vague inflationniste provoquée par la guerre en Ukraine.
Des clauses de révision pour contrer les chocs énergétiques
Malgré les accords signés en début d’année entre industriels et distributeurs, fixant les prix pour l’année, des clauses de révision obligatoires sont prévues. Ces clauses permettent de renégocier les tarifs si des facteurs externes majeurs, tels que l’envolée des prix de l’énergie ou des engrais, venaient à perturber le marché. C’est précisément ce risque lié à la situation au Moyen-Orient qui alimente les craintes d’une répercussion sur les prix finaux.
Premières victimes : les produits frais et de première nécessité
Les produits les plus rapidement affectés seront ceux à rotation rapide et à date de péremption courte. Il s’agit notamment des produits laitiers, des yaourts et des produits frais en général. Le géant laitier Lactalis a d’ailleurs déjà signalé qu’il devra ajuster ses prix pour refléter l’impact des événements géopolitiques, tout en s’efforçant de limiter la hausse selon les gammes de produits.
L’impact étendu aux produits d’hygiène et de beauté
Au-delà des produits alimentaires frais, d’autres rayons devraient subir des hausses. Les produits d’hygiène et de beauté, qui incorporent souvent des dérivés d’hydrocarbures dans leur composition et leur emballage, ne seront pas épargnés. Grégory Caret, directeur de l’Observatoire de la consommation à l’UFC-Que Choisir, explique que ces produits sont également concernés par les fluctuations des coûts de production liés aux tensions internationales.
Une inflation maîtrisée par rapport à la crise ukrainienne
Il est important de noter que l’ampleur de cette nouvelle inflation devrait être contenue. L’UFC-Que Choisir rappelle que la période post-guerre en Ukraine avait entraîné des hausses de prix spectaculaires, allant de 20% à 25% sur un peu plus d’un an. La situation actuelle, bien que préoccupante, ne devrait pas atteindre de tels sommets, promettant une hausse plus progressive et potentiellement moins impactante pour le budget des ménages sur le long terme.









