Hommage national sans précédent à l’ayatollah Ali Khamenei
L’Iran s’apprête à rendre un hommage d’une ampleur sans précédent à son Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, décédé le 28 février 2026 suite à une frappe israélo-américaine. Les funérailles nationales, prévues du 4 au 9 juillet, débuteront à Téhéran et s’étendront sur plusieurs villes d’Iran et d’Irak, marquant un moment historique pour la République islamique.
Préparatifs d’un hommage colossal à Téhéran
Le corps de l’ayatollah Khamenei est arrivé vendredi sur le site de la Grande Mosalla, un vaste complexe religieux de la capitale iranienne, où il sera exposé jour et nuit jusqu’au lundi 7 juillet. Les autorités s’attendent à une affluence massive, estimant entre 15 et 20 millions de personnes la participation attendue à Téhéran seule. Des préparatifs intenses sont en cours dans ce lieu orné de portraits du défunt Guide suprême, de drapeaux noirs de deuil et de drapeaux rouges symbolisant le martyre et la vengeance. Des dignitaires d’une trentaine de pays, notamment des pays voisins, dont l’ancien président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sont également attendus pour ces cérémonies.
Un parcours funéraire étendu
Après l’hommage à Téhéran, la dépouille de l’ayatollah Khamenei sera présentée le 7 juillet dans la ville sainte de Qom, avant son inhumation le 9 juillet à Machhad, sa ville d’origine située dans le nord-est de l’Iran. Un passage est également prévu en Irak le 8 juillet, pays à majorité chiite, où une cérémonie se tiendra dans la capitale irakienne avant que le cercueil ne retourne en Iran. Cette étendue des célébrations sur six jours, inhabituelle, contraste avec les funérailles organisées dans l’urgence pour son prédécesseur, l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, en 1989.
Contexte géopolitique tendu
Ces funérailles se déroulent dans un contexte géopolitique marqué par une guerre récente qui a causé de nombreuses pertes parmi les dirigeants et civils, et un cessez-le-feu fragile entre Téhéran et Washington. L’hommage national est également perçu comme une démonstration de force du régime iranien, peu de temps après d’importantes manifestations contre la vie chère et le pouvoir. La date de début des funérailles coïncide ironiquement avec la fête nationale américaine, célébrant le 250e anniversaire des États-Unis. L’événement souligne la complexité des relations internationales dans la région et les enjeux de pouvoir internes à l’Iran.









