Épidémie de hantavirus sur le MV Hondius
Une épidémie préoccupante de hantavirus a été signalée à bord du MV Hondius, un navire de croisière d’expédition. Début mai 2026, la situation a entraîné plusieurs cas de maladie et de tragiques décès parmi les passagers et l’équipage. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est activement impliquée dans la surveillance et la coordination de la réponse à cet événement sans précédent.
Développements clés
- Cas et décès : Au moins sept personnes, passagers et membres d’équipage, sont tombées malades. Tragiquement, trois passagers sont décédés. Deux de ces cas ont été confirmés en laboratoire comme étant des cas de hantavirus.
- État des patients : Un passager britannique, initialement en soins intensifs en Afrique du Sud, montrerait des signes d’amélioration. Deux membres de l’équipage présentent des symptômes respiratoires et sont en cours de préparation pour une évacuation médicale urgente.
- Localisation du navire : Le MV Hondius est actuellement ancré au large des côtes du Cap-Vert, les autorités locales lui ayant refusé l’entrée par mesure de précaution. Des discussions sont en cours concernant une éventuelle redirection vers les îles Canaries pour des tests et une évaluation plus poussés.
Comprendre le hantavirus
Les hantavirus sont un groupe de virus principalement propagés par les rongeurs. La transmission à l’homme se fait généralement par inhalation de poussières contaminées par l’urine, les excréments ou la salive des rongeurs. Il existe deux catégories principales :
- Hantavirus de l’Ancien Monde : Trouvés en Europe et en Asie, ils peuvent provoquer le syndrome hémorragique avec insuffisance rénale (SHIR), une maladie rénale dont le taux de mortalité est de 1 à 15 %.
- Hantavirus du Nouveau Monde : Prévalents dans les Amériques, ils peuvent provoquer le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), qui affecte les poumons et le cœur et a un taux de mortalité beaucoup plus élevé, estimé à 35-40 %.
L’énigme de la transmission
La présence de hantavirus sur un navire de croisière est très inhabituelle, car aucune épidémie de ce type n’a été signalée auparavant. Les épidémiologistes examinent plusieurs scénarios possibles expliquant la propagation de l’infection parmi les personnes à bord du MV Hondius :
- Excursions à terre : Les passagers débarquent fréquemment pour des excursions dans des régions éloignées. L’itinéraire du MV Hondius comprenait des escales en Antarctique, dans les îles Falkland et en Géorgie du Sud, augmentant le risque d’exposition aux rongeurs dans ces environnements.
- Infestation de rongeurs sur le navire : Bien que moins fréquente sur les navires modernes, la possibilité que des rongeurs aient accédé au navire ne peut être totalement exclue. Historiquement, les navires ont été des vectures pour la propagation des rongeurs.
- Transmission interhumaine : C’est une possibilité particulièrement préoccupante, car la plupart des hantavirus ne se transmettent pas d’une personne à l’autre. Cependant, certaines souches, comme le virus Andes trouvé en Patagonie (une région visitée par le MV Hondius), ont le potentiel de se transmettre d’une personne à l’autre par contact étroit. L’OMS a reconnu la possibilité d’une transmission interhumaine limitée dans cette épidémie.
Perspective de santé publique
Malgré la gravité des cas, les responsables de la santé soulignent que le risque pour le grand public reste faible. Aucune restriction de voyage n’est actuellement recommandée. L’accent reste mis sur la gestion de la situation actuelle à bord du MV Hondius et la prévention de toute propagation supplémentaire.
Ceci est une histoire en développement, et d’autres mises à jour sont attendues au fur et à mesure que les enquêtes se poursuivent et que les personnes touchées reçoivent les soins médicaux nécessaires.









