NVIDIA a officiellement détaillé sa technologie DLSS 5, qui promet une révolution dans le rendu graphique grâce au « neural rendering » (rendu neuronal). Présentée comme un complément aux technologies existantes, cette innovation vise à rapprocher le rendu virtuel de la réalité, en appliquant un éclairage et des matériaux photoréalistes aux pixels.
Le rendu neuronal guidé par la 3D
Contrairement à un modèle purement génératif, DLSS 5 s’appuie sur un système de « 3D-Guided Neural Rendering ». NVIDIA assure que cette approche est essentielle pour garantir la performance en temps réel, indispensable au jeu vidéo. L’objectif est d’améliorer l’éclairage et les matériaux via l’intelligence artificielle, tout en restant ancré dans le rendu de l’image. Pour ce faire, le système est entraîné à préserver l’intention artistique des créateurs en combinant plusieurs informations : l’identité des personnages, la sémantique de la scène, celle des éclairages, ainsi que la perspective et la composition globales.
Le contrôle artistique maintenu
Face aux inquiétudes suscitées par les premières présentations, NVIDIA insiste sur le fait que les développeurs conservent le contrôle final sur l’image. Le DLSS 5 n’a pas vocation à remplacer la direction artistique d’un jeu. Des outils de contrôle sont ainsi mis à disposition des créateurs, leur permettant de moduler l’intensité de la structure pour ajuster des éléments tels que l’occlusion ambiante, les réflexions ou la transluminescence. De plus, une option « automasking » basée sur la sémantique de la scène, ainsi qu’une option de masquage plus complète pour des groupes d’éléments distincts, offrent une granularité de contrôle accrue. L’efficacité de ces dispositifs pour maintenir l’intention artistique sera à vérifier lors des retours des studios de développement.
Amélioration des performances
Initialement, DLSS 5 nécessitait une configuration matérielle exigeante. Cependant, NVIDIA annonce une optimisation significative des performances. Entre mars et août 2026, l’efficacité de la technologie a été multipliée par cinq. Cette amélioration permet désormais d’envisager son utilisation sur une gamme plus large de cartes graphiques GeForce RTX série 50, bien que les démonstrations mettent en avant les modèles à partir de la RTX 5060. Sur le jeu NBA 2K27, par exemple, le DLSS 5 activé avec des réglages élevés et le ray tracing offrirait une moyenne de 258 images par seconde sur une RTX 5060, contre une performance inférieure lorsque la technologie est désactivée. NVIDIA présente également des captures d’écran comparatives issues de NBA 2K27, soulignant le gain en réalisme et en précision apporté par DLSS 5.









