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Démantèlement de First VPN : La justice française met fin au refuge des cybercriminels

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Démantèlement de First VPN : La justice française met fin au refuge des cybercriminels

La lutte contre la cybercriminalité a franchi une étape significative avec le démantèlement, le 19 mai dernier, de First VPN, un service qui s’était imposé ces dernières années comme un véritable sanctuaire pour les hackers et autres acteurs malveillants du web. Cette opération d’envergure, orchestrée à l’échelle internationale, a vu la saisie de 33 serveurs et place des milliers d’utilisateurs présumés sous les feux des projecteurs des enquêteurs.

Un VPN au service de l’anonymat pour les activités illicites

Depuis sa création en 2014, First VPN avait construit sa réputation sur une promesse audacieuse : garantir une invisibilité totale sur Internet. En redirigeant les connexions à travers une multitude de serveurs intermédiaires, ce réseau privé virtuel offrait à ses clients la possibilité de masquer leur identité et leur localisation, se protégeant ainsi des regards des autorités. Le service se présentait comme un rempart contre toute forme de coopération avec les forces de l’ordre, un argument de vente particulièrement attractif pour une clientèle évoluant dans la sphère de la cybercriminalité. La promotion de ce service se faisait discrètement, principalement sur des forums spécialisés fréquentés par des pirates informatiques.

L’opération du 19 mai 2026, menée conjointement par les autorités françaises et néerlandaises avec le soutien d’Europol et d’Eurojust, a marqué un coup d’arrêt brutal à ces activités. La saisie simultanée de 33 serveurs à travers l’Europe a rendu le service inopérant. L’administrateur principal du réseau, localisé en Ukraine, a également été entendu par les enquêteurs français.

Des enquêtes sur plusieurs années et une coopération internationale

Ce succès n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une enquête minutieuse et prolongée. Dès décembre 2021, le parquet de Paris avait lancé une investigation suite à l’observation de l’utilisation fréquente de First VPN dans la commission d’infractions visant des victimes françaises. Une information judiciaire fut ouverte en mars 2022, menée par un juge d’instruction, pour des faits de complicité de piratage informatique, d’extorsion en bande organisée et d’association de malfaiteurs.

L’année suivante, la France et les Pays-Bas ont uni leurs forces en formant une équipe commune d’enquête. Cette collaboration a permis de créer une cellule dédiée au sein d’Europol, élargissant le partenariat à l’Espagne et à la Suède. Au total, 83 dossiers de renseignement concernant 506 utilisateurs identifiés ont pu être partagés avec des pays partenaires, incluant les États-Unis, le Canada et l’Allemagne. Le jour J, une douzaine de nations, parmi lesquelles la Suisse, le Luxembourg, le Royaume-Uni et la Roumanie, ont apporté leur soutien, soulignant l’ampleur internationale du réseau First VPN.

Un impact sur la lutte contre les ransomwares

Le démantèlement de First VPN ne se limite pas à la fermeture d’un service illicite. Les informations recueillies au cours de l’enquête devraient considérablement faire avancer d’autres investigations en cours, notamment celles concernant des groupes de ransomwares particulièrement actifs. Des logiciels malveillants comme Phobos, connus pour leurs attaques ciblées contre des entreprises, pourraient voir leurs opérations entravées grâce aux données obtenues. Ce coup de filet démontre l’efficacité d’une coopération policière et judiciaire renforcée face aux menaces numériques transnationales.

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